WNBA – Les grandes joueuses performent contre les grandes équipes. Si Minnesota et New York ont un historique récent qui pourrait pâlir la rivalité Tyla vs Rihanna, les regards étaient braqués entre les 2 meneuses de jeu : Olivia Miles et Pauline Astier. Je vais être chauvin sur ce papier, c’est certain, mais trop puisque cette nuit, la fille de Nathalie Fourcade a surclassé la All-Star, probable future rookie de l’année et candidate MVP.
Pauline Astier sortait d’un excellent match après la victoire contre Las Vegas en WNBA Cup : 15 points, 5 rebonds et 4 passes décisives. Un apport, une adresse, qu’il fallait réitérer face à une armada telle que les Minnesota Lynx. La meneuse de l’équipe de France a parfaitement drivé l’équipe, et comme décrit dans notre dernier papier, son association avec Sabrina Ionescu évolue dans le bon sens. Enlever de la pression à la protégée de Kobe Bryant et Stephen Curry, pour jouer un jeu plus collectif et un basket plus inspiré et moins cliché offensivement. Chris DeMarco aura un problème de riches quand Satou Sabally sera de retour avec l’équipe. Est-ce que « Nastier » restera dans le starting five ?
« Ouais, ce n’est pas une rookie. C’est un peu la même chose [que] quand je suis arrivée ici en 2024. On sait ce qu’elle peut faire. Elle a joué des grands matchs, elle a fait partie de nombreuses équipes différentes, de nombreux rôles différents, et on peut le voir ici. On se sent vraiment en sécurité en lui donnant le ballon. Elle prend de grandes décisions, surtout vers la fin des matchs. C’est juste son QI : elle sait comment jouer au basketball, et on peut vraiment le voir. »
Léonie Fiebich sur Pauline Astier
Pour l’instant, il faut savourer, Pauline Astier a bien su driver l’équipe, et surtout nourrir Breanna Stewart en mode MVP : 36 points à 14/19 au shoot et 7 rebonds. À titre individuel, « Paupau » a livré une partition pleine : 14 points avec un plus/minus de +14, 2 rebonds, 6 passes décisives et 5/6 au shoot. La Française a eu un impact sur le jeu offensif de son équipe, nous a même lâché quelques highlights bien sentis, mais a surtout dominé Olivia Miles. La joueuse de New York a su maintenir un rythme élevé pour mettre la pression sur la défense. La très probable rookie de l’année, n’a pas fait le match de sa vie, avec des pourcentages cata (0/4 à 3 points et 5/16 aux lancers) pour 14 points au total. Petite frayeur pour Minnesota, puisqu’elle s’est blessée en seconde mi-temps. La probable future rookie de l’année avait scoré 21 points ou plus lors de ses 3 dernières sorties.
New York a voulu attaquer vite cette nuit, Pauline Astier répond pourquoi :
« Ce n’était pas seulement contre [Olivia Miles qui avait trop de fautes], c’est juste contre tout le monde. On aime juste jouer en transition. Ça marchait aussi dans le dernier match contre Vegas, donc maintenant, c’est comme si notre sagesse était vraiment meilleure en attaque aussi. Jouer en transition quand j’ai le ballon. Parfois, je dois rester calme aussi, et ne pas faire de pertes de balle, mais ouais, on a besoin de rythme, et je sais que je peux l’apporter, donc j’essaie de faire de mon mieux. »
Le public connaissait le talent de Pauline Astier, ce n’est pas une surprise de la voir cartonner parmi les meilleures. Le plus grand défi pour elle sera de le faire avec régularité, sachant le rythme effréné de la WNBA, d’autant plus avec les matchs qui ne vont faire qu’augmenter saison après saison.
PAULINE ASTIER CETTE NUIT 🔥
14 POINTS
83% AU SHOOT
6 PASSES DECISIVES pic.twitter.com/Nai1GX0z4B— The Daily Dunk (@dailydunkfr) July 4, 2026










