Chargement en cours

Comment Marine Johannès, Gabby Williams et les bleues peuvent battre l’ogre team USA ?

Coupe du monde : Marine Johannès and co connaissent leur adversaire pour la grande finale : team USA. Pour la première fois de son histoire, la France peut monter sur le toit du monde. Une phrase qu’on a trop souvent répétée à travers les années, mais qui aujourd’hui semble être enfin la bonne. Alors comment les Bleues peuvent y arriver ?

 

1/ Dominer leur faible 5 de départ

N’y allons pas par quatre chemins, leur 5 de départ n’est pas le plus performant qu’il soit, et on ne va pas se mentir, le nôtre a aussi ses lacunes. Mais c’est à nos Françaises de donner le ton, à commencer par Leila Lacan et Gabby Williams en défense. Team USA a parfois un jeu brouillon, rien que pour remonter le ballon, et on connait nos Frenchies et leur talent dans le pressing pour remonter le ballon.

 

2/ La domination à l’intérieur 

Breanna Stewart et Napheesa Collier sont des joueuses de grands rendez-vous. Très techniques, il va falloir se montrer très disciplinés en défense, on n’a jamais vraiment affronté ce type de poste 4 durant la compétition. Et justement, le banc est aussi très physique avec Angel Reese et Aliyah Boston qui ne cesseront de nous mettre la pression des deux côtés du terrain. Pour l’instant, Dominique Malonga fait le job parfait. En WNBA, il lui arrivait parfois de prendre trop de fautes, mais sur cette compétition, elle est parfaite dans le registre, à elle de continuer.

 

3/ La bataille des bancs

Disons les termes, on a le meilleur banc sur cette compétition, mais attention à Paige Bueckers et Caitlin Clark. Cette dernière n’a pas fait une grande compétition, match contre l’Espagne compris. Ce sont des joueuses si talentueuses qu’en un seul shoot, elles peuvent reprendre confiance. On attendra de Dom qu’elle retrouve son adresse de début de compétition car depuis 2 matchs, ce n’est pas ça, malgré ses efforts en défense. Dominique Malonga sort d’un match à 0/5 au shoot. Marine Johannès devra continuer de jouer son jeu comme elle le fait depuis le début de la compétition.

 

4/ Le rôle des seconds couteaux

Comme souvent en finale, derrière les stars, certaines joueuses sortent de leur cachette. C’est un match typique pour qu’une Janelle Salaün ou Carla Leite performe. Les défenses vont être très resserrées sur Gabby Williams et Marine Johannès, leurs coéquipières devront se tenir prêtes pour sanctionner la défense adverse. Le point positif de la France est que nous possédons des joueuses offensives, mais dans des registres différents, un véritable plus pour le scoring.

 

5/ La discipline des fautes

Aucune équipe ne tente plus de lancers sur la compétition. Demandez donc à l’Espagne, qui défend pourtant très bien. Elle a concédé 35 LANCERS dans la demi-finale. On peut avoir ce vilain défaut de parler avec l’arbitre, demander des flops, de laisser trop les mains en temps de frustration. Vu l’expérience en face, on ne pourra pas jouer à ce petit jeu, auquel nos bleues le paieront cher.

 

6/ Gabby Williams dépendance

On est bien loin de l’équipe des JO et Team USA est bien loin de l’équipe des JO. On avait ce problème de Gabby Williams lors de la finale, mais ce n’est plus le cas désormais. Le jeu est plus épuré, plus équilibré, du pur run and gun basé sur la course et le partage du ballon. Pour autant, il y aura des possessions difficiles, où il faudra jouer les 1 vs 1, Gabby ne pourra pas tout faire, d’autant qu’elle va laisser beaucoup d’énergie en défense. Sur cette compétition, la star de Golden State nous a emmenés dans son sillage, mais la France n’a jamais été dépendante d’elle. Il ne faudrait pas que ça commence maintenant.

Rendez-vous ce dimanche à 20 heures pour, on l’espère, créer l’histoire et battre enfin Team USA. L’équipe est plus que prenable, mais ça dépendra surtout de notre qualité de jeu et de notre intensité. 40 minutes pour essayer de faire tomber l’ogre.

 

Photo via Cecile Thomas

Publier un commentaire