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Pauline Astier : « Ça n’a jamais été mon rêve d’être basketteuse »

WNBA – Pauline Astier termine sa première saison en WNBA. Elle a frappé fort pour celle qui n’a jamais voulu être pro, encore moins aller en WNBA. Comme quoi quand le destin change de direction et s’en mêle…

Dès sa première saison en WNBA, Pauline Astier a été énorme alors que rien n’annonçait une telle saison de sa part. Pas draftée, elle était censée gagner ses galons auprès du coach. Rien de tout ça, après plusieurs entraînements, Chris DeMarco la convoque et lui dit les termes, son rôle sera grand dès cette saison. Résultat des courses ? Candidate de la meilleure équipe des rookies de la ligue, meilleure scoreuse de l’histoire des rookies du New York Liberty et dorénavant une place en playoffs. Ce qui est fou dans cette histoire ? Elle n’a jamais rêvé de devenir basketteuse profesionnelle, comme elle le rappelait dans une interview l’année dernière :

« Non. » Je l’avais déjà dit dans de précédentes interviews, ça n’a jamais été mon rêve d’être basketteuse. Oui, j’en regardais à la télé avec mes parents parce qu’on est une famille de sportifs (son père Frédéric a notamment joué au CSP Limoges et sa mère a évolué à Tarbes pendant une dizaine d’années, NDLR) et j’aimais beaucoup, mais je ne me suis jamais dit : « Je vais faire comme elles. » Quand je suis arrivée à Bourges, je me suis dit : « Je fais trois ans au centre et je rentre chez moi dans le Sud. » Bon… ça ne s’est pas du tout passé comme prévu ! »

En l’espace d’un an, Pauline Astier a grandi. Après avoir raté les JO, Paupau a été convoquée en équipe de France pour la CDM à Berlin et a fait le tour du monde, d’abord à Prague, puis à New York. Une vie à 100 à l’heure dont elle profite, mais pas du tout prévue. Très proche de sa famille, ses parents et ses sœurs, ce n’est pas facile de « tout abandonner ». Toutefois, pouvoir vivre de sa passion, surtout avec l’explosion économique de la WNBA, faire le tour du monde, il est normal de faire des sacrifices, surtout que ça ne dure pas toute une vie :

« C’est rythmé comme vie. Il y a des sacrifices. On ne voit pas beaucoup notre famille. Il n’y a pas trop de stops dans l’année, à part l’été, si l’on ne fait pas l’équipe de France. C’est un peu une machine à laver dans laquelle on rentre chaque année. On vit des émotions et des trucs incroyables, c’est sûr, mais il y a quand même des sacrifices à faire sur sa vie personnelle que je n’imaginais pas forcément.

Les playoffs vont commencer ce week-end, Pauline Astier s’apprête à commencer la vraie vie à New York. Les fans sont à fond et dans un remake plein d’histoire contre Minnesota, cela risque d’être très chaud !

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